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 Désespoir d'un ange (PV Ren *o*)

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Satis Hinuya
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MessageSujet: Désespoir d'un ange (PV Ren *o*)   Mar 6 Jan - 21:01

L’armée des ténèbres se prépare à attaquer, dissimulée dans la plus noire pénombre qu’il soit. Cet innocent de soleil ne se doute bien sur de rien et pourtant….Ce sont ses blessures quotidiennes qui reviennent à la charge. Les nuages se profilent à l’horizon laissant un léger vent souffler dans l’air à la manière d’une mélodie funèbre qu’on ne saurait entendre.
La couleur rouge orangée du maître suprême illumine le ciel étincelant d’un bleu océan et soudain le simulacre de la nuit passe à l’assaut. La lutte du jour contre la nuit est terrible. L’immense sphère dorée se bat courageusement face aux nébulosités (=ténèbres) dévoreuses d’espace. Après un combat acharné durant de longues minutes l’astre du jour capitule et meurt dans une longue agonie tombant derrière l’horizon afin de renaître dans la seconde moitié de la Terre.
La nuit tombe sur la plage dans une odeur de crainte mêlé à la solitude. Le ciel se couvre de cette pénombre sans signe d’un quelconque espoir. Bientôt les volets se ferment et les maisons se taisent. Un vent glacial accompagne sa compagne ténébreuse laissant sa chaleur froide rafraîchir les environs. Les ombres des arbres ne sont plus que les esclaves de cette dictature obscure. Les plantes et autres fleurs se plient aux exigences de cette brise autoritaire les obligeant à se courber dans des positions humiliantes et soumises.
Tout le monde dort dans le merveilleux pensionnat aux multiples jardins et autres parcs embellis par la nature. Tous ? Non, encore une fine silhouette ose se déplacer dans l’ombre de la nuit. L'herbe ne craque pas sous les pas légers de la fine silhouette. La brise souffle dans l'air avec un calme agaçant. Des longs cheveux d’un violacée partant sur le bleu se soulèvent avec douceur sous l'effet de la lente pression.
Des yeux d’un ambre doré brillant emplit de tristesse et de solitude. Satis marche sans vraiment savoir où ses pieds la mènent. Elle suit le mouvement régulier de ses jambes sans exprimer une quelconque résistance. Elle n'a même plus l'impression qu'elle est le maître de son corps. Elle avance seule, sans intuition, sans but, sans quoi que se soit.
Le cœur plongé dans une profonde détresse, elle marche. Pourquoi elle ? Elle n'a même pas 14 ans et a payé le prix de la haine mélangé à un mensonge insupportable. Son innocence d'enfant accroché sans cesse à son visage a été son seul crime. Mais pourquoi ? Elle est si jeune....Et pourtant la vérité est bien là, cruelle, dévoilant ses dents blanches à la manière d'un sourire de clown démoniaque, celui qui fait peur à tous les enfants.....
Elle s'assoit sur le doux sable au pied d'un arbre majestueux dont l'immense ombre se reflète sur le sol telle une silhouette ténébreuse. Les branches s'entremêlent dans une drôle de danse.
Son regard se ferme et une fois de plus le passée reprend le contrôle sur le présent.
Elle se revoit enfant, riant aux éclats avec son cousin Robin. Elle revoit leurs jeux de gosses. Elle le revoit avec ses courts cheveux blonds comme les blés et son sourire joyeux. Le sang gicle dans ses pensées à la manière d'une cascade que l'on ne veut pas voir. Des images terrifiantes défilent dans son subconscient tel un flash back.
La salle de bains de sa tante était lumineuse de clarté et de bonheur et pourtant ce sont les ténèbres qui vinrent au rendez vous….Le couteau près de son bras….La lame argentée…. Une froideur chaude s'infiltre dans la peau de la jeune fille la faisant sursauter. Ses paupières d'or se rouvrent brutalement alors que sa respiration prend un rythme rapide comme à la fin d'une course.
Une fois de plus, elle s'est laissée envahir par les souvenirs.... Combien de temps cela se fait-il ? 3 ans peut être ? Oui, elle devait avoir 10 ans quand......c'est arrivé.....Lentement, l'adolescente pose son regard clair sur son bras et elle soupire avant de relever la manche de son vêtement avec lenteur. Des rougeurs perceptibles, de longs filins à la marque ensanglantée. Des nettes traces de couteau passé sur cette peau d'enfant dans un acte désespéré.
Ses lèvres se mettent à trembler dans un mouvement de pré sanglots. Ses yeux se remplissent de larmes qu'elle ne peut retenir bien longtemps. Ses joues deviennent la scène d'un val de pleurs ou défilent un océan d'eau salée alors qu'un son semblable à une tristesse éclatante sort de sa gorge dans un murmure pleurant :


"Non……Jy arrive plus……Je te déteste saleté de vie !! J’en peux plus…..Je peux plus….t’aimer comme je t’aimais avant…..Je suis désolée Robin Kun…..Pourras tu me pardonner….. ? Je t’aime cousin…."

Sa voix s'efface dans le gouffre sans fond de la mélancolie alors qu'un éclat argenté luit soudain à travers la noirceur de la nuit. La peau se laisse ouvrir sans offrir résistance aux affres violentes de la lame.
Le sang s'échappe de sa prison corporelle tout heureux de répandre son mal sur le sol. L'herbe se couvre de sa couleur rougeâtre laissant le désespoir le plus noir envahir l'âme de cette fille dont l'âge ne doit pas dépasser les 13 ans. L'ouverture sur la peau lui procure un cri de plaisir mêlé à une douleur qu'elle n'a plus l'air de sentir tellement elle est possédé par ses mauvais sentiments. Le sang coule sur l'herbe au rythme délicieux d'une cascade angélique. Mais c'est une rivière de liquide rouge qu'elle se déverse dans le désespoir le plus complet.
La lame du poignard se colore rapidement en un homo globine (sang) écœurant montrant ainsi toute la haine et la colère de la fillette. Son bras mutilé glisse lentement à la manière d'un être élastique.
Les ténèbres s’amusent avec le ciel le recouvrant de sa noirceur morbide et le vent souffle dans les arbres obligeant les branches à se plier à ses exigences odieuses les humiliant de toutes parts. La froideur du monde semble s'installer dans l'air glaçant le sang des personnes aux alentours au sens premier du terme.
Excepté une.....Une petite fille aux cheveux bleuets et aux doux yeux d’or n'a pas l'air d'être là. En fait, elle semble presque invisible. Son regard reflète une détermination dont personne n'aurait osé défier tant ses pupilles s'embrasent de flammes tournoyantes.
Malgré son air absent, du charme s'émane d’elle. Elle n'est pas désagréable à regarder, elle semble douce et mignonne.....Et pourtant le coté obscur de la vie s'est emparé de son cœur avec une haine totalement glaciale. Elle ne semble pas sentir la pression du vent ni la froideur tournant autour d'elle La lame argentée luit dans sa main se reflétant dans les rayons du crépuscule. Un étrange sourire déforme ses lèvres. Un rictus de rancune étire son visage d'enfant dans une élasticité terrifiante lui donnant l'air d'un clown machiavélique. Jamais on n’aurait pensé qu’une fillette si adorable comme elle l’est puisse devenir aussi maléfique en un instant…..
Un violent tournis la reprend une fois de plus. Une vive douleur traverses ses tempes dans un affreux bruit de percussions.
Les images se déforment dans son paysage de vision. Les couleurs ne sont plus qu’un amas de noirceur morbide. Le sang continue de s’échapper de son bras blessé dans la plus belle des volontés.
Sa main lâche le poignard ensanglanté qui se couche sur l’herbe le colorant de sa couleur morbide
de de tout son poids sur le sol glacial. Un trou noir la laisse glisser dans l’antre de l’enfer une dernière fois…puis plus rien….Sa respiration n’est plus qu’un rythme trop lent pour être naturel, ses yeux se sont fermés dans un sommeil peuplé de rêves cauchemardesques.
Les ténèbres se fondent lentement sur le ciel le recouvrant entièrement de son obscurité lumineuse ne laissant aucune chance aux nuages de le blanchir quelque peu. Même la brume ne semble n’avoir aucune chance face à cet adversaire puissant. Le vent continu de souffler dans une légèreté sans pareilles faisant flotter la courte chevelure bleutée. Une lueur auquel on ne peut attribuer un sentiment brille dans ce ciel noir et dénué de toute espérance….
La nuit a entièrement pris le pouvoir sur le site de la ville ne laissant aucun espoir au jour qui attend lentement son tour, caché dans un endroit connu de lui seul….
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Ren Mertedia
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MessageSujet: Re: Désespoir d'un ange (PV Ren *o*)   Mar 6 Jan - 22:06

Cette nuit était comme les autres, Ren s'était couchée au pensionnat comme tous les soirs, et se laissé bercée par les doux sons de la nuit. La jeune fille dormait paisiblement, sereine, mais pourtant, ces rêves sont loin d'être paisible. Elle revoyait souvent pendant ses rêves sa mère qui avait quitté la vie depuis bien longtemps... mais grâce aux pouvoirs de leur pierre elles peuvent communiquer par les rêves. Mais le fait de revoir sa mère troublée la jeune fille, elle revit dans son esprit les moments de guerres qu'elle a vécu, les hommes qu'elle a «tué»...

*Mère... je veux vous rejoindre, tu m'as protégé mais que faire maintenant? Je ne sais plus*

*Tu n'es plus seule Ren, Tarre est là, et je veillerai sur toi. Personne ne pourras t'approcher et te faire du mal sans que je le sache. Si cela arrive je serais là.*

La nuit continua à être durs, mais ce coup si... les souvenirs qu'elle voyait n'étaient pas les siens. Non, elle se voyait jouer avec un garçon aux cheveux blond qui lui semblait la connaître, il rigolait avec elle, et l'entraînait un peu partout.

« Alors tu viens Satis?»

« Je... j'arrive...»

Elle se prit aux jeux dans son rêve, elle s'amusait avec le garçon même si celui si la nommé Satis. Ils se trouvaient dans une grande maison elle aussi inconnue... passant devant un miroir, Ren fut surprise... son reflet n'était pas le siens... A la place se trouvait une jeune fille aux longs cheveux bleuté, des yeux marron... mais avec un regard comme si elle appelait à l'aide.
... La jeune fille pensait que se rêve n'avait aucun sens, mais les choses changèrent... Elle se vit un couteau dans la main... Elle vit du sang couler... Elle entendait des cris dans sa tête... Puis l'image d'une jeune fille étendue dans l'herbe resté longtemps devant ses yeux. Mais... cette endroit... elle le connaît...

« C'est prêt d'ici!»

Dit elle en se relevant d'un coup, Ren pris sa tête entre ses mains, ses souvenirs n'étaient pas les siens... Mais pourquoi a t'elle rêvait de ça... Cette jeune fille... Satis...Etait t'elle vraiment là ou elle l'avait vu... L'émeraude de Ren se mit à briller, son mal de crâne devenait horrible. Il en faut peu à la jeune fille pour comprendre que sa pierre l'a prévenait d'un danger... d'une personne dans l'oubli... Etait ce la pierre ou sa mère qui la prévenait?
Elle ne cherchait pas à en savoir plus, il lui fallait vérifier ça. Ren se leva d'un bond et s'habilla, en marchand dans le couloir un vertige la pris...

*Ces souvenirs... viennent d'un être qui se sent seul... sa fait mal... *

Elle sortit de l'établissement et marcha, marcha guidée par une voix, un sifflement... Sa pierre la mené de plus en plus loin et brillait de plus en plus fort... Enfin, elle s'éteignit...

« Ou est ce que je suis? Ou m'a t'on emmené.. J'ai froid...J'ai peur... Pourquoi... se ne sont pas mes pensées...»

Elle releva la tête et vit un sombre silhouette étendue à terre, elle s'approcha et reconnut cette personne... S'était elle la fille des rêves... La Satis... sont sang ne fit qu'un tour, que pouvait t'elle faire? Elle ne pouvait pas la laisser comme ça... Sa pierre brilla de plus belle, Ren posa sa main dessus restant agenouiller devant la jeune fille. Le pouvoir de Ren consiste à prêter ses forces à des combattant pour augmenter leurs pouvoirs, peut etre que...
Ren ferma les yeux et se concentra, la pierre brilla de plus en plus fort, Ren sentait son esprit partir de son corps et devait faire attention. La lumière que sortait de la pierre alla sur Satis... Puis l'émeraude disparu du front de Ren pour apparaître sur celui de Satis. La lumière recouvrit les deux jeunes filles puis tout redevenu sombre. La pierre était revenue sur le front de Ren et était redevenu normal.
Après avoir bien repris ses esprits Ren secoua Satis:

"Jeune fille ici étendue... Ton heure n'est pas encore venue, reviens à toi, sert toi de la force que je t'ai donné... Reviens... bats toi!"
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Satis Hinuya
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MessageSujet: Re: Désespoir d'un ange (PV Ren *o*)   Jeu 8 Jan - 20:34

Les ténèbres recouvrent entièrement l'étendue de cet immense espace autrefois bleu. Aujourd'hui, ce n'est plus qu'un amas d'encre morbide sans aucun espoir. Pathétique. Le soleil s'est lâchement enfui, suite à l'attaque de la nuit, et ses compagnons nuages, tout aussi poltrons que lui, ont suivi son chemin pour finalement se réfugier dans un endroit connu d'eux seuls. La plage paraît être un ample tapis d'un sable glacial malgré la finesse de ses grains. La douce brise du soir se faufile dans le monde faisant danser les feuilles des arbres, les obligeant à se courber à se courber de façon humiliante, soumise. Le vent dictateur ne cesse sa course folle à travers l'univers, soulevant les grains de sable, les déplaçant avec une minuscule force. Rien ne semble résister à l'autorité de la nature. L'annonce de cette nuit froide et opaque semble avoir pétrifié l'environnement des environs. La belle agonie su soleil a une nouvelle fois joué la scène de sa mort quotidienne. Ce formidable acteur s'en est allé représenter sa naissance à la seconde partie du monde. Ce grand de la comédie sait incarner son premier et son dernier instant dans un laps de temps étonnement court. Ce spectacle est un art perpétuel. Rien n'arrêtera sa gloire permanente. La
plage observe sa scène de mort et va devoir attendre des heures avant d'applaudir sa renaissance se jouant à l'infini.
Dans cette chambre noire et froide la fine silhouette se repose dans ce lit blanc. De longs cheveux d'un violet presque bleuté, des paupières closes dans l'emprise du sommeil, une émeraude brillante sur le front, la belle dort mais sans qu'elle ne sache pourquoi ses rêves deviennent des souvenirs. Des souvenirs qui ne sont pas les siens. Elle se voit riant et jouant avec un petit garçon aux cheveux blonds et au regard caramel. Sa voix enfantine laisse échapper le doux prénom mystérieux de "Satis". Malgré tout, la jolie demoiselle se laisse embarquer par le jeu puéril du gamin.
C'est alors que le paysage change presque trop brutalement. Le merveilleux jardin d'autrefois n'existe plus. Il a laissé place à une salle de bains lumineuse mais éclairée que par le malheur. L'inconnue lève la tête et le pouvoir du miroir lui renvoie un reflet qui n'est pas le sien.
De longs cheveux d'un bleuté étincelant, des yeux d'un ambre caramélisé, un corps mince et élégant. La petite est d'une beauté peu commune mais son regard traduit une profonde détresse. Non, ce n'est pas la jeune feme dans cette image. Les gouttes de sueur coulent sur son visage alors que son esprit lui impose l'affreux dessin de la lame argentée tranchant la peau dans un désespoir infernal. Un cri s'échappe d'entre ses lèvres alors qu'elle s'éveille en sursaut, la respiration haletante. Elle ne saura sans doute jamais pourquoi ce rêve est venu à elle. Ce qu'elle ignore encore davanatage, c'est cette pultion qui la pousse à se lever et à s'habiller dans des gestes rapides sans qu'elle ne s'en rende vraiment compte. Quittant la chambre presque inconsciemment, la belle voit ses pas la guider à l'extérieur dans un étrange instinct.
La fraicheur caresse le paysage et la jeune femme doit même fermer un instant les yeux tant la brise est virevoltante. Dans la pénombre de cette nuit noire, un bref éclat de lumière sur ses paupières closes. Puis un second. Son regard se rouvre sur le monde. L'étrange forme se profile à l'horizon. Une silhouette humaine. Sa tête est penchée sur son épaule telle une marionnette à qui on aurait retiré les fils, désarticulée. La première lueur est identifiée par son œil expert : un coutelas. La seconde se révèle après quelques pas à sa grande horreur : du sang. Un frisson froid parcourt son dos dans une inconscience désagréable. Ses pas ne font aucun bruit sur le sol sablonneux et la brise s'infiltre dans son cou mais elle ne semble pas s'en apercevoir.
Cependant elle ne s'attendait pas à cette horrible piège tragique. Le théâtre de la tragédie s'offre à elle. Son sourire inquiet s'efface pour laisser place à une expression de pure terreur. C'est une enfant....jeune, bien trop jeune pour se laisser bercer par les bras de la mort. De longs cheveux d'un bleu éclatant, un visage autrefois de pêche, aujourd'hui opaque, comme un souvenir oublié. Une corpulence enfantine sous un poids plume. La petite fille semble dormir d'un sommeil profond. Quelle tragédie peut-on trouver sur cette scène aux allures soit disant « attendrissantes » ? Ses veines tailladées peut être ? Ou le poignard semblant se réjouir de son acte prémédité par sa lame ensanglantée ? Ou tout simplement la mutilation de cette fillette dans un geste désespéré ?
Aucune joie n'est prévu dans cet acte théâtral et pourtant...les imprévues arrivent partout, même sur le théâtre de la vie. Le spectacle devient une immense improvisation. Aucune parole. Une répétition « à l'allemande » L'homo globine coule dans une mare écœurante, s'échappant avec extase du poignet droit et meurtri de la petite fille. Les doigts de l'inconnue tâte le pouls de cette enfant qu'elle espère de tout son cœur vivante. Un battement faible et vaillant manque de la faire crier de joie. Elle vit ! Faiblement, certes,mais la grande faucheuse ne l'a pas encore enlevée. Il reste encore un espoir. Un minime déplacement de la jeune suicidaire se joue sur cette scène de pré mort. Un énorme bandage s'enroule sur la plaie
à la béante ouverture ensanglantée. La nuit reflète la pâleur de son bras mutilé dans une atroce souffrance morale. Le sang couvre la cicatrice aux yeux de la jeune femme. Cette cicatrice, signe flagrant, de ces mutilations morbides. Actes de torture ou de délivrance ? Sans aucun doute les deux mais nul ne le saura vraiment. Combien de temps s'est écoulé depuis que le poignard a tranché délibérément ses veines ? Depuis quand son sang s'échappe t-il ? L'homo globine ose même colorer les habits de cette fillette, les teintant en un rouge morbide. L'étrange inconnue commence à détailler le physique peu commun de cette enfant. Son visage entouré de cheveux bleutés lui donne l'air d'un ange endormi. Ses yeux doivent être sublimes, elle n'en doute pas un instant. Et ses lèvres sont si fines et si rosées qu'elle en déduit qu'elles doivent souvent s'étirer en des sourires innocents et naïfs. Pourtant ce soir là, on ne lit plus que le désespoir sur ce rictus inactif. Ses habits courts et décents lui donnent une attitude quelque peu provocante mais est ce si important face à la beauté de l'enfance ? Une poitrine bien naissante et des jambes fines finissent d'embellir cette petite fille. Seul ombre au tableau du merveilleux : le sang qu'elle a laissé couler lui a fait perdre l'éclat de son vidage de pêche. Son corps est redressé contre le tronc de l'arbre majestueux, unique témoin de sa mutilation suicidaire dans un acte plus que désespéré. Le temps et sa blessures ont joués en faveur de la vie. Encore quelques minutes ou un peu de sang et la mort aurait remporté cet impitoyable combat. La légère élévation de sa poitrine émet un signal rassurant. La main de la gamine lâche alors le poignard avec une douceur exquise. La folie de ses rêves envahit de nouveau son subconscient et lui impose une nouvelle fois ses propres cauchemars.
Elle revoit la chambre aux murs blancs....le lit d'enfant à la vive couleur bleutée.....Les peluches, poupées et autres jouets jonchent le sol. ...Et elle se revoit, elle, l'enfant solitaire, n'ayant que pour seuls compagnons, ses divertissements enfantins et le souvenir de l'être le plus cher à son cœur. Son regard était embué d'une solide tristesse. La princesse de la solitude se noyait dans une mauvaise timidité et se refermait naturellement de plus en plus sur elle même. Elle revoit cette même chambre environ un an plus tard....Sa propre image, allongée sur le lit, les jambes écartées,nue,b le sang coulant sur les draps blancs, une terrible douleur irradiant son ventre, les larmes coulant en abondance sur ses joues, l'expression meurtrie et désespérée d'une gamine de 10 ans à qui on venait d'ôter tout espoir de vivre en lui faisant subir les pires sévices qu'ils soient.
Elle revoit la salle de bains, clairvoyante, étincelante mais pourtant ce sont les ténèbres qui vinrent au rendez vous ce jour là. Elle se revoit, se regardant dans le miroir. La paroi vitrée lui renvoyait l'image d'une fillette $ aux beaux yeux d'ambres mais si désemparés. Malgré ses sanglots et sa peur, elle fit ce qu'elle n'aurait jamais du faire. La lame argentée glissa lentement le long de son bras. La peau frissonna à son contact froid et morbide mais rien n'arrêtait le chemin de la mort. Enfin ses veines cédèrent à l'appui de l'arme. Elle se tranchèrent dans un cascade de sang giclant de son bras avec une force violente, pour aller se répandre son mal sur le sol dans une flaque écœurante, provoquée par la plus belle des volontés. Comme quoi, même un ange peut devenir un démon en l'espace d'un instant.
Le hurlement déchirant résonne dans la maison avec force. Le paysage lui tourna une première fois. Elle se sentait faiblir mais elle y prenait un plaisir malsain. Ses jambes la lâchèrent sous son poids plume et elle s'écroula sur le carrelage froid alors que le son d'une course dans les escaliers se répercutait dans ses tympans à demi inanimés. Un second cri s'élève dans le cauchemar de ses rêves. Indistinct, inconnu. Hurlant des paroles que la fillette ne comprendrait sans doute jamais. Mourir. S'endormir à jamais. Quel bel espoir après tant de souffrance. Le visage de la fillette est en sueur, ses lèvres murmurent des paroles incompréhensibles, la fièvre l'affaiblit durant son sommeil de l'horreur. Sa gorge est sèche et sa respiration saccadée, comme affolée. La silhouette fantomatique est apparue dans ses pensées. Un espoir dans un cauchemar ? Peut être. L'ombre de cet esprit laisse voleter ses courts cheveux blonds comme les blés sous la force d'un vent imaginaire. Ses yeux couleur ténèbres sont emplis de larmes d'un désespoir comblé. Et sa voix d'enfant résonne dans la conscience de la gamine dans un appel de souffrance :

*Arrête Sisi, arrête !! Cela me fait plus de mal qu'a toi !! Je t'en supplie, reviens !! Souviens toi de nous deux. Réveille toi, Sisi, réveille toi !!*

Un cri s'élève dans la pesanteur. La tête de la fillette se relève avec violence, faisant sursauter l'inconnu à coté d'elle. Elle halète, épuisée. Jamais ce rêve ne s'était terminé ainsi. Ce flash back se finissait toujours dans un gouffre noir. Jamais l'image de son cousin tant aimé ne lui était apparu. Était ce un signe de son âme ? Le sang a cessé de couler sur le sable obscur, son bras n'est plus qu'une profonde ouverture,où même l'homo globine n'arrive plus à s'échapper. La petite fille pousse un soupir avant de se rendre compte que de doux bras la tienne.
Poussant un hoquet de surprise, elle lève les yeux jusqu'à ce qu'ils
croisent ceux de l'étrangère et celle ci peut voir toute la beauté de l'or et du caramel dans ce regard d'ambre ou se reflètent une pure innocence mêlé à une profonde naïveté.La petite voit le visage de la jeune fille et toute sa beauté. Des yeux étincelants, des cheveux de parme, une pierre précieuse brillante sur le front, une expression à la fois inquiète et tendre. L'enfant comprend alors que l'a belle femme a tout fait pour la délivrer du repos éternel. Elle adresse un faible sourire à sa sauveuse.Ses yeux dorés brillent d'un jour nouveau. Ses petites lèvres s'entrouvrent légèrement et les mots s'envolent dans l'air avec douceur :

-Je ne devrais pas vous dire cela mais....merci...Vous m'avez sauvé la vie...alors que j'ai encore tentée de mettre fin à mes jours....

Elle lève la tête vers le ciel ténébreux et dénué d'un quelconque espoir et le regarde avec une sorte de tristesse incompréhensible. La brise humidifie l'air et lui fait jouer la belle musique du vent alors qu'un silence s'installe sur la plage. On n'entend plus que le son des vagues légères et de l'alizé de la nuit. A présent c'est à l'inconnu de réagir mais rien ne dépassera la folie démoniaque qui envahit ce petit ange à la beauté enfantine sous cette corpulence d'oiseau frêle et de poids plume telle la colombe en liberté, symbole de paix et d'espoir.
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